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Roadtrip sur la route des Grandes Alpes

Deux chiens, un camion sommairement aménagé et nous : nous avons quelques jours pour une échappée sur les routes, et nous avons choisi de parcourir, en roadtrip, une partie de la route des grandes alpes, cette route touristique qui serpente dans les montagnes de Genève à Menton. Ce sera la partie la plus au sud, avec quelques incartades autorisées sur des voies parallèles.

Première étape : Névache, un peu au nord de Briançon, un peu à l’écart de la GRA. Etape personnelle. Revenir dans cette vallée est toujours un coup au cœur : j’y ai fait mes premiers pas, et je suis souvent revenu. Une première nuit dans le camion nous laisse frigorifiés au lever du jour : malgré cette fin d’été, le thermomètre indique 2 degrés. Nos duvets sont à leur limite d’utilisation. Une première randonnée nous réchauffe, avec pas loin de 1000 m de dénivelé. Je rêve de plus, mais on doit y aller en douceur. On est tout près de la frontière italienne : sur le sentier, nous sommes arrêtés par un réfugié, qui a décidé d’emprunter cette voie pour passer en France. Nous ne le savons pas encore, mais pendant l’hiver qui suit, la vallée va devenir le principal passage entre les deux pays pour des dizaines de personnes, parfois de manière dramatique.

 

 

Après deux premiers jours à s’habituer à la vie en camion, pour nous comme pour les chiens, nous reprenons la route, direction Briançon, puis le début de l’ascension vers le col d’Izoard, et la descente vers le Queyras. Les lacets s’enchaînent, les pauses dans l’herbe aussi ; les panoramas sont superbes, la route surprend à chaque virage. Nous prenons quelques distances avec le parcours normal, pour deux nuits dans le parc du Queyras, et une randonnée vers les lacs du Malrif qui permet à Gaïa et Nessi de faire connaissance avec leurs premiers bouquetins.

L’étape d’après, c’est Guillestre, porte d’entrée du Queyras, puis le col de Vars ; ici, nous repassons sur un territoire connu. Peu après St-Paul-sur-Ubaye, on s’éloigne à nouveau du parcours pour deux nuits et une rando à la frontière italienne, près du col de Larche, aux limites du Mercantour. Ici aussi, les paysages sont grandioses. Mais malgré l’altitude, ils se font plus arides et secs : comme plus bas en Provence, la sécheresse de l’été a laissé son empreinte sur les vallées. Le vert se fait rare, les bruns, gris et jaunes dominent.

Après Barcelonnette, on prend quelques libertés en s’éloignant de la route pour passer par Allos et Colmars. Pour nous montrer qu’il sait être clément avec les vallées de montagne, le ciel choisit de s’abattre sur nos têtes et nous offre près de 24 heures enfermés dans le camion, sous des trombes d’eau. Cela nous vaudra des idées pour adapter l’équipement dont nous aurons besoin dans ce genre de cas.

Nous récupérons la route touristique à St-Martin-d’Entraunes. Les reliefs du Mercantour sont plus abrupts, et la route va, de virage en lacet, nous laisser une impression permanente de montagnes russes. Un peu moins de randonnées, plus de visites de villages accrochés à flanc de montagne : Tinée, Vésubie s’enchaînent avant une descente finale vers la mer et Menton, point ultime de la route, mais pas du voyage. Il nous faut encore rentrer vers la haute Provence, pour y préparer d’autres itinérances.

 

Premier matin

Vers le col des Thures

Col de l’Izoard

Camp de nuit.

Lac du Grand Laus

 

Lac Mézan

 

Dans les rues de Guillestre

Dans les rues de Guillestre

Près du Col de Larche

Vallon de l’Oronaye

Lago dell’Oronaye

Près du col de Larche

Près du col de Larche

Col d’Allos

Petit matin à Colmars

Ravin des Adrechs

St-Dalmas

Près de St-Dalmas

Route des grandes alpes

Refuge dans le Mercantour

Sospel

Dans les rues de Menton

Dans les rues de Menton

Thomas